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La Gardiolle

 

ACCUEIL MONTFORTAIN
LA GARDIOLLE
30170 Conqueyrac
Tél : 04 66 77 20 95
Fax : 04 66 77 29 40

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Une communauté
religieuse
vous accueille
en toute saison

Dans un havre
de calme et de repos.

 

Située entre Sauve et Saint Hippolyte du Fort, dans le département du Gard, "La Gardiolle" est une propriété de landes, terres et vignes.

Au centre un grand parc, plein de sérénité, se prête à la réflexion et à la méditation. Les premiers reliefs des cévennes donnent à ce lieu une beauté un peu rude mais saisissante.

Vous avez le choix, selon vos goûts et selon les moments, entre la solitude, le calme et les entretiens (sur rendez-vous) avec les Pères que résident à "La Gardiolle".

L'accueil Montfortain, en effet, est une oeuvre soutenue par la province de France des Missionnaires Montfortains. Parmi eux, ceux qui viennent, après 30 ou 40 ans de mission à l'étranger, se reposer ici, sont prêts à vous accueillir et répondre àtoutes vos questions sur le plan spirituel, dans le respect de la diversité des approches, des interrogations ou des convictions.

Bon Séjour à "La Gardiolle"

Au cœur d'une Nature exceptionnelle aux pieds des Cévennes, La Gardiolle vous accueille toute l'année.
  • Séjour individuel ou familial.
  • Étape touristique.
  • Divers séminaires.
  • Réunions de réflexion.
  • Journées de détente et plein air.
  • Stages sportifs et culturels.
  • Cyclotourisme.

Un cadre propice à la détente, au partage. Idéal « pied à terre » à la découverte de notre région, sur des sentiers de randonnées de toutes catégories.

Du parc national des Cévennes à la Méditerranée, sites historiques et beautés naturelles :

  • Grotte des Demoiselles.
  • Bambouseraie de Prafrance.
  • Cirque de Navacelle.
  • Parc national des Cévennes (Mont Aigoual)
  • Mer de rochers à Sauve.
  • Musée de la soie,
  • Musée du Désert.
  • Musée Sapeur Pompier, etc...

L'hébergement, pour 75 personnes environ, se compose de :

  • Chambres simples et doubles avec sanitaires individuels et collectifs.
  • Appartements pour 3 à 5 personnes dans une ancienne maison de maître entièrement rénovée.
  • Pavillon indépendant pour 4 à 5 personnes.

Salles d'activités de 20 à 100m2, salons télévision, bibliothèque, grand parc ombragé.

 


 

Histoire de La Gardiolle

Jusqu'en 1893-1895, la Gardiolle désignait un château et une ferme, le mas du Loup, sur un domaine de 200 hectares, le tout appartenant à la famille de Cabiron.
Marcel BARRAL, né le 25 novembre 1906 au mas de Merle, voisin du mas du Loup, écrit :
« Le mas du Loup avait un fermier, un peu de vigne côté Aghusan, des céréales, beaucoup de mûriers pour l'élevage des vers à soie et, comme tous les mas environnants, de grandes magnaneries et un troupeau de brebis assez important, 300 bêtes, si ma mémoire est bonne. Le fermier se nommait Malgoire et le berger Sabadel ; il y avait une grande mare qui servait d'abreuvoir au bétail, et des plantations de mûriers ; il en existe encore quelques uns. »
Mademoiselle Marie de Cabiron de la Gardiolle décide alors de faire don du domaine aux Pères de Grignion de Montfort. Écoutons Marcel BARRAL :
« La Mademoiselle, car il fallait dire Melle de Cabiron, décide que ce ne sera plus le mas du Loup, on va en faire un orphelinat, une garderie, on l'appellera Notre-Dame de la Gardiolle, on accueillera les orphelins, les enfants abandonnés, les malheureux. Il y aura des écoles où les religieux enseigneront, une grande chapelle où l'on pourra recevoir tout le monde sans se tenir debout, son clocher sera surmonté d'une Vierge qui tend les bras et qui veut dire : "Laissez venir à moi les petits enfants qui n'ont pas de maman ou de papa". C'est ce que nous disait notre mère quand elle nous accompagnait à l'école dans les années 1911-1912 : le chemin principal de N.D. de La Gardiole était face à la chapelle, venant de la route par le Moulin à vent, la route actuelle n'était qu'un chemin de charrettes d'exploitation.
Les grands travaux commencent en 1895 environ. On loue des attelages, chevaux et charrettes, des chars à bœufs pour le transport des pierres de Pompignan qui n'est pas très éloigné. Les tailleurs de pierres les façonnent sur place, des tombereaux sortent sable et gravier du Vidourle ; pendant deux ou trois ans, c'est un immense chantier. La commune de Conqueyrac n'avait jamais vu ça... »
Le don de Mademoiselle de Cabiron est réceptionné par les Pères de Grignion de Montfort le 28 février 1893 et l'inauguration de l'orphelinat a lieu quelque temps après.
La première pierre de l'église ND de la Gardiolle est bénie le 7 juin 1900 par M. le Chanoine CUSSAC, vicaire général d'Avignon. Son inauguration fait l'objet d'une grande cérémonie, le 27 août 1901.

Écoutons M. le chanoine BASSAGET, qui s'exprime ainsi dans la Semaine Religieuse de Nîmes du 1er septembre 1901 :

L'église en construction

« Entre Saint-Hippolyte et Sauve, sur un plateau qui domine la vallée du Vidourle, s'élevait, jadis solitaire, le château de la Gardiolle. Aujourd'hui, un groupe harmonieux d'élégantes et vastes constructions forme autour du manoir comme une gracieuse ceinture que relèvent des bouquets de chênes verts et d'immenses vignes aux pampres verdoyants. C'est la colonie de la Gardiolle. Obéissant à la pensée de ses vénérés défunts non moins qu'à sa piété généreuse, Mademoiselle de Cabiron a ouvert ce paisible asile à de pauvres orphelins. Aux bienfaits d'une éducation chrétienne, les Pères de Montfort, les Frères et les Filles de la Sagesse ajoutent pour ces chers enfants l'enseignement agricole. Plus de deux cents hectares de terrain ont été mis à leur disposition par la noble châtelaine comme un champ d'expériences.
Mais il fallait à ces lieux une église digne de la foi de ces apôtres dévoués de la Charité. Sur les plans d'un éminent architecte, la Gardiolle vient de s'enrichir d'un vrai bijou d'architecture religieuse. La chapelle est du style roman le plus pur. Ses verrières y tamisent une douce lumière. Le clocher qui domine l'édifice, en forme de tiare, est couronné d'une statue monumentale de la Vierge dont les bras étendus semblent protéger toute la contrée. L'ensemble du monument est du plus bel effet. Pour le consacrer au Seigneur, la Gardiolle préparait depuis de longs jours, des fêtes solennelles....
Puissent ces fêtes magnifiques, être pour tous comme un salutaire réconfort et une espérance pour des jours meilleurs.»
Le discours d'inauguration a été prononcé par Mgr Joseph MEFFRE, prélat de la Maison de sa Sainteté.

L'église terminée.
Au dernier plan, le château

 

La légende du Mas du Loup

(C'est à nouveau Monsieur Marcel BARRAL qui raconte)
« Pour connaitre la légende de ce nom, il faut reprendre les contes qui se sont transmis de génération en génération pour savoir à peu près ce qui s'est passé de-puis cette époque. Vers le 11ème ou le 12ème siècle, un monastère se créa au lieu que l'on appelle aujourd'hui Aguzan... Les moines défrichèrent les garrigues d'alentour de la Coste... Ils creusèrent un puits assez profond dont une galerie va chercher l'eau sous la montagne en face et qui ne se tarit que par grande sécheresse. Ils construisirent des dépendances, dont une grande bergerie autour du monastère, c'est à dire celle de la Gardiolle, qu'ils appelaient la Diasso. A cette époque, la région est infestée de loups...
L'aération des bergeries se faisait par de petites ouvertures dites lucarnes, assez hautes, un mètre, mais très étroites, de façon que les carnassiers, les loups en particulier, ne puissent pénétrer à l'intérieur. Les portes fermées à triple verrou, une nuit d'hiver, les loups affamés rôdent autour de la bergerie, s'agrippent au mur ; la lucarne est étroite, si la tête passe, le corps passera, un rentre, puis deux, peut-être trois; ils égorgent des brebis. Une fois rassasiés, à plein ventre, ils ne repassent plus par la lucarne. Le berger qui dort dans sa cabane avec son chien est réveillé par le bruit des brebis qui s'affolent et c'est la lutte entre les loups et le berger et son chien, muni de son collier de protection (1), à coup de flèches et de lances d'acier, ils viennent à bout des bêtes féroces. Je pense que c'est bien cela qui s'est produit au environ du 17ème siècle...
En 1820, le mas change de nom et s'appelle le mas du Loup. Voilà l'histoire légendaire du mas du Loup. »
(1)Les chiens, pour ne pas se laisser prendre au cou par les crocs du loup, portaient de gros colliers, larges de 10 ou 15 cm, avec de grosses pointes très acérées.

 


 

 

 

 

Une visite à La Gardiolle

(Mise à jour de textes tirés d'archives de La Gardiolle, auteur inconnu)

Bien souvent, les nombreux touristes qui montent vers l'Aigoual et rivalisent de vitesse sur la turbulente Départementale 999 ne se doutent pas qu'entre Sauve et Saint Hippolyte du Fort, ils traversent une minuscule commune. Assez vaste en étendue, mais toute petite par le nombre d'habitants, puisqu'ils ne dépassent pas la centaine, CONQUEYRAC est une commune sans histoires, au pluriel... car elle en a bien une au singulier mêlée à celle de toutes nos Cévennes... et aussi commune « sans village »
Au bord de la Départementale, juste au croisement des routes de Durfort et Pompignan, la Mairie, fière et solitaire toute de blanc ravalée sous son chapeau de tuiles brunies par le soleil. On la connaît davantage sous le nom de « la Baraque ».
Sur la droite, perdue dans les champs, la veille église romane, soudée à son petit cimetière, où reposent, à peine séparés par un mur bas, les ancêtres catholiques et protestantes, à l'ombre d'un bouquet de cyprès.
Et sur la gauche, en face, à quelques cinq cents mètres de la rente, un clocher byzantin se détache sur le fond de montagnettes étagées vers Pompignan. Il s'élance vers le ciel bleu, portant à trente trois mètres une majestueuse Vierge d'Assomption, aux bras étendus, qui semb1e bénir et protéger, discrètement, cette plaine de vignobles, de prairies, de champs, de garrigues et de chênes verts, C'est « LA GARDIOLLE ».
Ceux qui s'y aventurent soit par le chemin pierreux soit par la route toute goudronnée, découvrent là une sorte de petite oasis où des tapis d'herbe ombragés favorisant la méditation et quelques fois une petite sieste! Une allée de grenadiers conduit jusqu'au sanctuaire. Et autour de cette chapelle dégagée, trois grands corps de bâtiments donnent à l'ensemble une allure de petit vinage. Et, bien sûr, si c'est en été, le concert des cigales, que les touristes appellent : « la fanfare de Conqueyrac », accompagnera votre visite.
La Gardiolle, aux temps reculés de l'histoire, elle s'appelait le « Mas du loup ». C'est dire que c'était probablement un coin particulièrement sauvage, où il valait mieux ne pas s'égarer. Il en était ainsi encore au temps des guerres de religions et de la Révolution. Son nom actuel lui vient de la famille qui en fut finalement propriétaire, la famille « de La cour de Lagardiolle », bien connue dans toute la région viganaise.
Et maintenant c'est un domaine où vit une Communauté Religieuse. Non pas des Moines comme à Frigolet ou Notre Dame des Neiges, mais une communauté toute simple, composée de quelques prêtres et frères, tous membres d'une congrégation missionnaire, fondée en 1710 par Louis-Marie Grignion de Montfort, un solide prêtre breton des environs de Rennes. Disons tout de suite, pour rassurer, que ce Grignion de Montfort n'a aucune parenté ni affinité avec le trop célèbre Simon de Montfort !
Les deux congrégations, des Montfortains et des Religieuses de la sagesse, fondées dans l'ouest de la France, sont devenues peu à peu internationales. Actuellement, les Montfortains et les sœurs de la Sagesse travaillent à l'évangélisation et aux œuvres sociales ou charitables dans de nombreux pays, soit d'Europe, soit d'Amérique du Nord et du Sud, comme la Colombie, Haïti, le Brésil, l'argentine, soit d'Afrique comme le Malawi, le Congo, Madagascar, soit d'Océanie, comme Bornéo et l'Indonésie.
En 1893, Mademoiselle de Cabiron, dernière descendante de la famille de La Gardiolle, voulut fonder en son ancien domaine du « Mas du Loup » un orphelinat agricole.
Et ce domaine s'appela désormais « Notre-Dame de la Gardiolle ». Elle confie l'œuvre naissante à la famille Montfortaine, et cet orphelinat fut prospère une bonne quarantaine d'années. Quelques anciens, aujourd'hui peu nombreux et à la chevelure argentée, aiment encore venir à la Gardiolle en une sorte de pèlerinage du souvenir. C'est qu'ils avaient passé là une jeunesse heureuse et reçu une formation humaine qu'ils appréciaient, sous la direction des Sœurs de la Sagesse et avec les Frères qui, progressivement, mettaient en valeur un domaine de vignobles et de cultures courageusement conquis sur la garrigue.
Cependant l'œuvre vivait dans la pauvreté. Les subsides des Pouvoirs Publiques n'étaient pas encore inventés ! Pauvreté n'est pas vice, certes, mais ce fut pourtant la cause de difficultés pour les religieuses, qui en 1932 trouvèrent la charge trop lourde. L'orphelinat fut alors fermé, à contre cœur, puis remplacé par une œuvre de formation de religieux Montfortains. Sur ce vaste domaine de 220 hectares, leurs aînés les initiaient aux différents travaux de cultures, de mécanique, de menuiserie, tout en leur donnant une solide formation humaine, religieuse, culturelle, pour qu'ils aillent servir ensuite, de la manière la plus évangélique possible, Dieu et leurs frères les hommes, sous d'autres cieux, proches ou lointains.

Et aujourd'hui ?

Notre Dame de la Gardiolle s'applique à continuer, et même à développer ce qu'elle croit être sa vocation humaine, sociale, et religieuse. Elle veut être un lieu de prière, de travail, d'épanouissement : cela va si bien ensemble, pour qui essaie de pénétrer et de vivre le message de Jésus-Christ.
Durant l'été, elle s'anime encore davantage, elle devient comme une sorte de « village de Vacances », dans la plus grande simplicité.
Notre maison essaie d'ouvrir toutes grandes ses portes au monde qui nous entoure. Elle le fait de différentes manières par l'accueil de groupes divers, de la région ou de plus loin, pour la détente ou le ressourcement. Chaque année, il en vient du Nord, de Bretagne, d'Anjou, de Vendée, de Paris, de la Moselle, de Lyon, sans compter les amis de plus en plus nombreux du Gard, de l'Hérault ou des Bouches-du-Rhône. II y a aussi un petit courant de fidélité, avec, plusieurs fois dans l'année, des rassemblements de toutes sortes. Nous participons à la vie de la région, avec tout ce qu'elle comporte, sur tous les plans.
Voici comment s'exprime un des Frères de la maison :
« Nous voulons toujours avancer un peu plus. Missionnaires, nous essayons de l'être, en vivant humblement l'Évangile, par notre travail, en partageant les soucis des gens qui nous entourent. Ce qui favorise les liens fraternels avec tous, sans distinction. Avec beaucoup de nos frères Protestants nous sommes en relation très suivies, humainement, et aussi religieusement pour certains. Sans aucun prosélytisme, dans le respect le plus total des personnes et des convictions, nous tâchons de donner humblement notre petit témoignage de vie fraternelle. En un mot, notre Maison se veut ouverte et accueillante. Les lieux s'y prêtent. Il est bien normal que nous en fassions profiter tant de gens, bousculés par la vie, qui ont besoin de se détendre er de se « refaire ». Cet accueil fraternel est une manière, toute petite et toute simple, mais nous l'espérons efficace, de répondre à notre vocation chrétienne. Oui, une visite à Notre Dame de la Gardiolle, n'est pas du temps perdu ! »
1993 est l'année de la constitution de l'association :
« ACCUEIL MONTFORTAIN LA GARDIOLLE », régie sous la loi du 1er juillet 1901.
Situé aux pieds des premiers contreforts des Cévennes, dans une nature exceptionnelle, le domaine de La Gardiolle, géré par une équipe laïque, vous accueille toute l'année...

 


 

 

 

 

 

Vue aérienne de la Gardiolle

Hier

100 ans après

Eglise en construction

Eglise aujourd'hui

 

Le château

Haut : vue Gauche

Haut : vue Droite

 

 

Vue arrière

Le Mas du Loup - Hier

et

Aujourd'hui

 

 

 


 

Participations aux frais

 

Quelques photos